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SWISS ART AWARDS 2010




Marta Riniker-Radich

Eidg. Preis für Kunst

  
links: Sans titre (2010) Crayon de couleur et crayon gris sur papier
rechts: Sans titre (2009) Crayon de couleur et crayon gris sur papier


On peut dire que, d'une certaine manière, Marta Riniker-Radich prati-querait une forme de Réalisme Magique qui aurait intégré des processus de désublimation hérités du Pop Art et de l'Appropriation. Elle dessine des paysages constitués principalement de morceaux d'Amérique - du Sud comme du Nord. On y trouve des forêts tropicales et des petites maisons de banlieue nord-américaine où la végétation, bien que domestiquée, est encore très présente. Il y a, en bordure d'autoroute ou en plein désert, des garages, des cinémas. Ces paysages, nous les connaissons - ou, du moins, nous croyons les connaître. Ces images, nous les avons déjà intégrées. Ce sont de véritables pièges à fantasmes, qui servent de décor aux mille et un scénarios qui peuplent notre imaginaire collectif. Mais le travail de Riniker-Radich ne se borne pas à nous restituer nos clichés. Au contraire, l'artiste parvient à insuffler un sentiment d'étrangeté à des images pourtant déjà bien stéréotypées, nous faisant plonger dans un monde fantasmatique où tout redevient mystérieux et inquiétant. La couleur dans ses dessins est simultanément expressive et naturaliste. Qu'elle se décline ton sur ton, avec de légères variations de jaune brunâtre à la manière d'un tirage sépia, ou qu'elle soit au contraire saturée à l'extrême, acide et fluorescente, elle ne paraît jamais être de ce monde. Et pourtant, dans la nature, ces lumières existent bel et bien, sauf que nous les associons toujours déjà à de la fiction. La densité des couleurs tient autant au choix des crayons qu'aux nombreuses couches successives que l'artiste applique jour après jour, et qui finissent par devenir une matière tantôt crayeuse, tantôt liquide, qui ressemble par endroits à de l'encre épaisse ou à une matière minérale encore inconnue. Le coeur de l'hallucination est là: une manière de suspendre indéfiniment dans le regard du spectateur un instant crépusculaire, rempli du calme qui précède la tempête et de pressentiments anxieux. Fabrice Stroun, citation dans «Voici un dessin suisse - 1990-2010», catalogue d'exposition, Julie Enckell Julliard (éd.), Musée Jenisch, Vevey/JRP I Ringier, Zürich, 2010


1982 Née à Berne
Vit et travaille à Genève

Biographie artistique
2004-2008 Haute Ecole d'Art et de Design, Genève, peinture/dessin

Expositions individuelles
2009 Cowboys Today No Cover, Hard Hat, Genève
2010 Zebedee, New Jerseyy, Bâle

Expositions collectives
2007 Flexibility, flexibility and flexibility, Galerie Evergreene, Genève
2008 Accrochages, Villa Dutoit, Genève
2009 Bourses des fonds Berthoud, Lissignol-Chevalier, Galland, Centre d'art contemporain, Genève
2009 Top Ten Allegories, Galerie Francesca Pia, Zurich
2009 A New Spirit in Lasagnas, Circuit/New Jersey, Lausanne/Bâle
2010 Of Objects, Fields and Mirrors, Kunsthaus Glarus
2010 Voici un dessin suisse, Musée Rath, Genève

Distinctions/Prix
2010 Bourse de la Société des Arts, Société des Arts de Genève
2009 Bourse du Fonds cantonal d'art contemporain, FCAC Genève



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Ausgabe 14  2010
Künstler/in Marta Riniker-Radich
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